Chaque printemps, le retour des beaux jours signifie également pour les chevaux un risque accru de contamination par des parasites. Pour garantir leur bien-être et prévenir de graves maladies, la vermifugation au printemps est essentielle. Elle permet d’éliminer les larves qui ont survécu à l’hiver et de maintenir les équidés en bonne santé tout au long de la saison.
Le printemps est une saison clé pour la vermifugation des chevaux. Cet article explore pourquoi il est crucial de vermifuger les chevaux à cette période, quelles sont les meilleures pratiques à adopter et les types de vermifuges les plus efficaces. Grâce à un programme de vermifugation bien établi, vous pourrez garantir la santé et le bien-être de vos équidés tout au long de l’année.
Pourquoi vermifuger au printemps ?
Durant le printemps, les chevaux adultes au pré commencent à ingérer de l’herbe qui peut être contaminée par des larves de parasites ayant survécu à l’hiver. Ces larves, devenues matures, peuvent causer des maladies graves chez les chevaux. C’est pourquoi il est essentiel de débuter un programme de vermifugation dès que les températures commencent à augmenter.
Les types de parasites à surveiller
Les principaux parasites digestifs à surveiller chez les chevaux sont les ascaris, les strongles, les ténias et les oxyures. Ces parasites peuvent provoquer des coliques, des pertes de poids, une anémie et d’autres problèmes de santé grave chez l’équidé.
Choisir le bon vermifuge
Il existe plusieurs molécules de vermifuges disponibles sur le marché, chacune efficace contre différents types de parasites. Parmi les plus courantes, on trouve l’ivermectine, le fenbendazole et le praziquantel. L’ivermectine est souvent utilisée pour sa polyvalence, tandis que le fenbendazole est efficace contre une large gamme de parasites intestinaux et le praziquantel est spécialisé dans le traitement des ténias.
Établir un programme de vermifugation
Un programme de vermifugation se construit généralement à l’avance avec l’aide d’un vétérinaire. Il est important d’organiser ce programme à l’échelle d’une structure (écurie, centre équestre) et non de manière individuelle. Cela permet d’assurer une couverture efficace et de limiter le développement de résistances chez les parasites.
Le rôle de la coproscopie
La coproscopie est une analyse des selles qui permet de mesurer le niveau de parasitisme chez un cheval. Cette pratique aide à définir la fréquence et le type de vermifuge à utiliser, évitant ainsi une vermifugation excessive. Si la coprologie est négative, il est parfois recommandé de vermifuger uniquement une fois par an.
Mesures complémentaires
En plus de la vermifugation, d’autres mesures peuvent être adoptées pour réduire le risque de parasitisme. Une rotation régulière des pâturages, le nettoyage fréquent des espaces de vie et une bonne gestion des fumiers sont des pratiques efficaces. Maintenir un équilibre adéquat entre les chevaux, les vers et les pâturages aide à minimiser les infestations parasitaires.
- Pourquoi vermifuger : Maintenir la santé du cheval et prévenir les maladies graves.
- Quand vermifuger : Au printemps, après la période hivernale, pour cibler les larves matures.
- Choix du vermifuge : Utilisation de molécules telles que l’ivermectine, le fenbendazole et le praziquantel.
- Rôle du vétérinaire : Établir un programme de vermifugation personnalisé.
- Techniques de vérification : Réaliser une coproscopie pour évaluer la charge parasitaire.
- Objectif : Réduire les parasites au minimum pour un équilibre vers/chevaux/pâturages.
- Précautions : Ne pas vermifuger en hiver pour éviter l’inefficacité et la résistance des parasites.
- Fréquence : Vermifuger les chevaux adultes plusieurs fois par an selon les recommandations vétérinaires.

